FAQ : Insulinothérapie par Pompe

Question

Quels sont les symptômes du diabète ?

Réponse

Certains symptômes sont plus identifiables que d’autres. Si vous avez des soupçons, allez voir votre médecin traitant ; la meilleure solution étant de passer des examens médicaux, pour analyser votre taux de sucre (dans le sang ou dans les urines). La plupart des symptômes sont liés à une glycémie élevée, dont les plus apparents sont les suivants :

  • Soif excessive,
  • Fatigue et somnolence
  • Miction fréquente
  • Faim insatiable
  • Vision trouble
  • Irritabilité soudaine
  • Vomissements ou la nausée
  • Perte de poids
Question

Comment puis-je repérer un potentiel diabète chez mon enfant ?

Réponse

Par exemple, si votre enfant se met à boire et à manger énormément, sans que sa soif ou sa faim ne semble apaisée, s’il se rend souvent aux toilettes, voire se remet à faire "pipi au lit", s’il présente des signes de nausées et/ou d’amaigrissement, n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant !

Question

Est-ce que je peux manger ce que je veux ?

Réponse

Si vous êtes diabétique, il est important de limiter vos apports en matières grasses et en sucre. Il est également nécessaire, encore plus que pour une personne non-diabétique, de pratiquer une activité physique régulière. Parlez-en avec votre infirmier(ère) NHC.

Question

Comment puis-je profiter de la pompe à insuline, au lieu des injections quotidiennes ?

Réponse
  • 1ère indication : avoir un taux d’hémoglobine glyquée (HbA1c) toujours trop important malgré le traitement mis en place.
  • 2nde indication : subir des variations glycémiques importantes, déstabilisantes entraînant des hypoglycémies fréquentes
  • 3ème indication : avoir un équilibre parfait, une optimisation maximale du diabète comme dans le cas d’une grossesse. Dans la plupart des cas, la pompe devrait être proposée comme une alternative aux injections.
Question

A quel rythme dois-je consulter mon médecin ou mon infirmier(ère) ?

Réponse

En général, le changement de cathéter et le remplissage du réservoir se fait tous les 2 à 3 jours. Il faut inspecter le cathéter au moins une fois par jour et le changer en cas de doute (sa durée d’implantation ne doit pas dépasser la semaine). Les sites d’implantation possibles du cathéter sont les mêmes que ceux des injections, mais l’abdomen est préféré, car c’est à ce niveau que l’insuline diffuse le plus rapidement. Lorsqu’un bain est pris ou lors des moments intimes la pompe peut être déconnectée et placée à côté dans un endroit fiable.

Question

Quelles précautions dois-je prendre lorsque je fais du sport ?

Réponse

Dans certaines situations la pompe peut être encombrante : natation, sports de contact, etc. Ou sous la douche, dans les moments intimes, etc. Dans ces cas, il y a possibilité de déconnecter la pompe du cathéter. Si vous ne le souhaitez pas, il existe des pochettes de protection pour la douche ou des étuis en cuir, en polyester, en nylon… contre les chocs, la transpiration et la poussière.
Les pompes sont conçues pour durer et ne demandent pas d'entretien spécifique.

Question

Quels sont les risques si je ne respecte pas la fréquence recommandée de mes injections ?

Réponse

Chez le diabétique de type I (diabète « maigre ») est totalement dépendant des apports réguliers en insuline : il ne peut en aucun cas s’en passer, sous peine de voir survenir des complications graves (coma).
Chez le diabétique de type 2 (diabète « gras »), l’absence d’insuline se traduira par des glycémies élevées, avec les risques de complications associés : infections, problèmes rénaux, oculaires et cardiaques.

Question

Puis-je partir en vacances prolongées ?

Réponse

Bien sûr si votre diabète est bien équilibré, sans complication trop invalidante. Parlez-en suffisamment à l’avance avec votre médecin et renseignez-vous précisément sur les conditions sanitaires et ressources médicales de votre destination. Vous pourrez ainsi lui demander d’établir un compte-rendu médical en anglais (taux d’HbA1c, dernier FO, ECG, etc.) que vous glisserez dans votre trousse à pharmacie, d’envisager un stock suffisant et complet, etc., de rédiger (si possible en français et en anglais) une ordonnance complète de secours et un certificat médical "d’autorisation à voyager", etc. Autres papiers : passeport, carnet de vaccinations, carte de diabétique en anglais, assurance rapatriement adaptée, carte européenne d’assurance maladie, adresses des ambassades, consulats, voire des services d’urgence et des hôpitaux des pays visités.
Si vous restez sur le territoire français, prévenez votre infirmière NHC au moins 15 jours avant votre départ, pour qu’elle organise un relais NHC sur votre lieu de vacances si nécessaire.

Question

La pompe à insuline, comment ça fonctionne ?

Réponse

Votre pompe contient un réservoir rempli d'insuline, à action rapide, et un micro-ordinateur alimenté par piles, pour programmer exactement les doses d'insuline à administrer en continu. Votre diabétologue et l'équipe médicale se chargent de la programmation.

Question

L’utilisation d’une pompe est-elle plus sûre que les injections manuelles ?

Réponse

C’est différent. Aujourd’hui, les progrès effectués permettent une grande sécurité : votre pompe administre une petite dose d'insuline (débit de base) en permanence, qui permet de maintenir des glycémies au niveau souhaité entre les repas et au cours de la nuit. Lors du repas, vous avez même la possibilité, en fonction de l'importance de la prise alimentaire, de programmer l'administration d'une dose d'insuline supplémentaire (bolus).

Question

Y a-t-il des risques avec la pompe à insuline ?

Réponse

Votre pompe est munie d’un système d'alertes pour vérifier la dose délivrée et détecter si la tubulure ou le cathéter est obstruée ou si la cartouche est presque vide.<br>
En effet, une obturation du cathéter empêchant l’insuline d'être distribuée ferait immédiatement augmenter la glycémie. N’hésitez pas à contacter votre infirmier(ère) en cas de doute.<br>
Attention : l’auto-surveillance de la glycémie reste indispensable, à un rythme minimum de 3 glycémies par jour*

Question
Qu’en est-il de la prise en charge du traitement ?
Réponse

Le coût et la prise en charge de la pompe à insuline sont encadrés réglementairement. Coût de la thérapie TTC (prix LPP) :

  • Plus d'achat possible (JO 30/04/09), pour information une pompe coûte 2.600€ ¤ Pompe à insuline à la location = 3,50€ par jour
  • Consommables (cathéter, réservoir…) = 24,54€ par remplacement ¤ Forfait de formation technique initiale = 403€
  • Forfait mensuel (fournitures et livraison des accessoires, des consommables, astreinte 24h/24, 7j/7, entretien) = 174,50€ Prise en charge financière pour le patient :
  • Remboursement à 100% de toute la thérapie (pompe, consommables, insuline)
  • Tiers payant par les prestataires de service